Protection du patrimoine culturel en péril

Le Président de la République s’est rendu aux Émirats les 2 et 3 décembre à l’occasion de la Conférence sur la protection du patrimoine en péril qu’il a clôturé avec le Prince héritier Cheikh Mohamed bin Zayed. Cette conférence est le fruit d’une initiative de la France et des Émirats Arabes Unis. Elle est le pendant culturel de la lutte menée contre le terrorisme sur les plans militaire et politique.

Le Président de la République a ainsi fait de la protection du patrimoine un des fils directeurs de sa diplomatie culturelle française et ce, dès février 2013, avec la visite au Mali effectuée en présence de la directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova.

Ce déplacement avait été l’occasion de lancer le processus de reconstruction et de restauration des mausolées de Tombouctou, mais aussi d’initier une réflexion internationale sur les moyens de :

- renforcer la protection des biens culturels menacés par les conflits ;
- préserver la diversité culturelle mise en péril par le fanatisme terroriste.

A la suite de la visite effectuée au département des Antiquités orientales du Louvre, le 18 mars 2015, jour de l’attaque du Musée du Bardo en Tunisie, le Président avait confié une mission d’étude à Jean-Luc Martinez. Il en a repris les principales orientations lors de la Conférence générale de l’UNESCO, le 17 novembre 2015, quatre jours à peine après les attentats du 13 novembre.

La conférence d’Abou Dabi, dont le principe a été présenté lors du sommet du G7 d’Ise Shima au Japon en mai dernier, a été préparée conjointement par les représentants personnels des deux chefs d’Etat, Jack Lang, président de l’IMA, et Mohamed al Moubarak, Président de l’Autorité du Tourisme et de la Culture d’Abou Dabi. Elle marque à la fois un aboutissement, afin que les engagements concrets soient pris, et le point de départ d’un processus qui se poursuivra au cours du premier semestre 2017, avec l’adoption d’une résolution cadre au Conseil de sécurité des Nations Unies.

La conférence permettra de mettre en place de nouveaux outils pour protéger le patrimoine menacé par le terrorisme ou les conflits armés, avec : une déclaration politique engageant les 40 Etats participants ; la création d’un Fonds international ouvert aux contributions publiques et privées et la constitution d’un réseau international de refuges pour les biens culturels en danger.

Dernière modification : 05/12/2016

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