Feu vert à la restauration de S.M. du Suffrage à l’Aquila [it]

Présidé par Alain Le Roy, Ambassadeur de France en Italie, le Comité mixte italo-français s’est réuni ce matin pour ratifier l’adjudication.

L’Aquila, 17 octobre 2013 – Tout est prêt pour lancer la restauration de l’église Sainte-Marie-du-Suffrage, dite des “Âmes Saintes”, à l’Aquila. En présence du Ministre Plénipotentiaire Uberto Vanni D’Archirafi, Conseiller diplomatique du Ministre des Biens Culturels, s’est réuni aujourd’hui, au siège de la Direction Régionale des Biens Culturels, le Comité mixte italo-français qui a ratifié l’adjudication, qui donne voie libre à la réception des travaux et à l’ouverture du chantier de restauration, confié à A.T.I. Italiana Costruzioni Spa (chef de groupe) et à Fratelli Navarra Srl (mandant).

Couverture provisoire de la coupole
L'église des Âmes Saintes avant le tremblement de terre de 2009

Présidé par l’Ambassadeur de France en Italie, Alain Le Roy, et composé de Monseigneur Giuseppe Petrocchi, Archevêque de l’Aquila, Gisella Capponi, Directrice de l’Institut Supérieur pour la Conservation et la Restauration, Luciano Marchetti, ex-commissaire adjoint délégué aux Biens Culturels, Claudio Finarelli, Fonctionnaire responsable du service Tutèle de la Direction Régionale BCP des Abruzzes et, pour la partie française, d’Eric Tallon et de Renan Kremer, respectivement Conseiller culturel et responsable du patrimoine immobilier de l’Ambassade de France, Didier Repellin, architecte spécialisé dans les monuments historiques, et Roch Payet, Directeur du département restaurations de l’Institut National du patrimoine, le Comité a donc conclu la phase procédurale qui précède la concrétisation de l’important projet de restauration, élaboré conjointement par les deux équipes techniques, française et italienne.

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Il s’agit ainsi de l’aboutissement du parcours de coopération entrepris par les deux gouvernements après le séisme de 2009 avec le Protocole interministériel souscrit en 2010, et perfectionné avec l’acte additionnel signé par les Parties en août 2012, qui prévoit un soutien financier de la part de la France équivalent à 50% des 6,5 millions estimés pour l’intervention.

Les travaux, dont le début est prévu pour la fin de l’année, devraient durer 24 mois.

L’intervention de restauration, qui s’appuie sur une analyse historique de la construction et du style poussée, est conçue de manière à valoriser et préserver les éléments de valeur de Sainte-Marie-du-Suffrage, à commencer par la coupole néoclassique et la façade “néo-borrominienne”, en s’appliquant à conserver au maximum toutes les parties qui ont résisté à l’effondrement. Dans cette optique, une attention particulière est portée aux systèmes de consolidation des structures du tambour et de la coupole pour réparer les déformations géométriques et structurelles ainsi qu’au respect rigoureux des matériaux et des techniques de construction d’origine, en s’attelant à suivre, en l’améliorant, le comportement sismique du bâtiment d’origine. Les interventions privilégient l’utilisation de méthodes et de techniques traditionnelles pour réparer les fissures, rétablir et améliorer la cohésion et les capacités de résistance des maçonneries, soutenues, quand cela est nécessaire, par l’emploi de systèmes et de matériaux modernes dans le respect des critères de prudence codifiés par la discipline de la restauration des biens culturels tels que la non-systématicité, la potentielle réversibilité et la compatibilité de l’ancien et du neuf.

“L’église de Sainte-Marie-du-Suffrage, liée à l’histoire des tremblements de terres de l’Aquila devient le symbole de l’engagement synergique mis en oeuvre par les états étrangers, qui ont adopté les monuments de la ville. Avec la France en particulier, un rapport paritaire de coopération concrète et de partage de toutes les phases de travail s’est tout de suite établi, des procédures administratives au projet. Ces intentions communes ont rendu possible le lancement de ce qui sera sans doute l’un des chantiers de restauration les plus complexes et les plus intéressants de la ville”.

“Je me réjouis de l’excellente coopération entre la France et l’Italie pour cette restauration hautement symbolique, tant du soutien de la France à L’Aquila depuis 2009, que des échanges continus entre nos deux pays en matière de conservation et de valorisation du patrimoine”,
déclare Monsieur l’Ambassadeur Alain Le Roy.

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L’église des Âmes Saintes avant le tremblement de terre de 2009

L’Ambassadeur, pour la première fois en visite à L’Aquila, a été conduit dans le centre pour voir Sainte-Marie-du-Suffrage, construite après le tremblement de terre de 1703, en souvenir des victimes du séisme sur le projet de l’architecte Carlo Buratti. La façade, dessinée par l’architecte Gianfrancesco Leomporri, a été réalisée par Antonio Bucci, marbrier de Pescocostanzo. L’église, achevée en 1775, fut enrichie au XIXème siècle de la coupole imaginée par Giuseppe Valadier. Le chantier de construction de l’église s’ouvrait en octobre 1713 ; aujourd’hui, à exactement trois siècles de distance, c’est un nouveau départ qui s’annonce pour la ville de L’Aquila et pour l‘un de ses monuments les plus emblématiques.


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Dernière modification : 29/07/2014

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